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Nautique • Publié le 2026-11-08

Construction par amateur : démarche, liste 7 et passage à la liste 6

La construction par amateur suit une démarche propre en Espagne. Nous expliquons ce que l'administration demande souvent, comment cela s'inscrit en liste 7 et ce qui change ensuite si vous voulez la commercialiser ou l'immatriculer en liste 6.

Si vous avez construit vous-même un bateau de plaisance, ou si vous envisagez de régulariser un bateau déjà achevé, la réponse courte est la suivante : en Espagne, il existe une démarche spécifique pour la construction par amateur, distincte de l’immatriculation ordinaire d’un bateau neuf. Ce dossier sert à rattacher le navire au régime administratif correct et, le cas échéant, à obtenir son inscription et son armement en liste 7. [1][2]

L’essentiel est de distinguer deux situations. L’une consiste à maintenir le bateau comme construction par amateur et à demander son inscription dans le régime prévu pour un usage privé. L’autre consiste à vouloir le commercialiser ou l’inscrire en liste 6, auquel cas des exigences supplémentaires s’appliquent, comme le marquage CE préalable. Il convient de vérifier systématiquement le siège électronique et le BOE consolidé, car les taxes, formulaires, critères et délais opérationnels peuvent évoluer. [1][2][5]

Ce que recouvre exactement la construction par amateur

L’administration maritime considère la construction par amateur comme un dossier autonome au sein des bateaux de plaisance. Il ne s’agit pas d’une simple variante de la procédure générale d’immatriculation, mais d’une procédure conçue pour les bateaux neufs construits en dehors d’un circuit commercial ordinaire. Le siège électronique du ministère des Transports prévoit une rubrique spécifique pour ce cas, ce qui confirme que le traitement administratif est différent. [1][4] [1] [4]

En pratique, la question n’est pas seulement de savoir comment le bateau a été fabriqué, mais aussi à quelle fin il est destiné et dans quelle liste il doit être classé. Le décret royal 1435/2010 réglemente l’armement et l’immatriculation des bateaux de plaisance dans les listes sixième et septième, et prévoit un régime spécifique pour ceux construits par des amateurs. Dès le départ, il convient d’identifier si le navire restera en liste 7 ou s’il est prévu de le faire passer ensuite à un autre régime. [2] [2]

  • Le dossier existe pour les bateaux neufs construits par des amateurs.
  • Un navire destiné à un usage privé n’est pas traité comme un navire destiné à la commercialisation.
  • La liste 7 et la liste 6 ne relèvent pas du même régime documentaire ni technique.

Les documents de base qui soutiennent généralement le dossier

La réglementation exige un projet rédigé et signé par un technicien diplômé compétent pour les bateaux neufs construits par un amateur et destinés à la liste 7. Ce projet permet à l’administration maritime de vérifier que le bateau satisfait aux exigences applicables. En outre, la procédure se complète par une vérification administrative et par la visite initiale, qui doit être favorable. [2][6] [2] [6]

En plus du projet, des documents de propriété peuvent entrer en jeu et, selon le cas, des justificatifs douaniers, d’état civil registral ou fiscaux, ainsi que la documentation relative à la sécurité à bord qui correspond. On ne demande pas toujours exactement la même chose, car cela dépend de la situation concrète du bateau et de son origine, mais le cadre général est clair : le dossier doit prouver qui est le titulaire, quel est le bateau et qu’il respecte la réglementation technique exigible. [2][3][5] [2] [3]

  • Projet technique signé par un technicien compétent.
  • Documents de propriété ou d’acquisition, le cas échéant.
  • Preuve du respect de la réglementation technique et de sécurité.
  • Justificatifs fiscaux ou d’immatriculation, lorsqu’ils sont exigibles selon le cas concret.

Les étapes pratiques pour la déposer sans perdre le fil

Une manière raisonnable d’organiser le dossier consiste à commencer par identifier le bon régime. Il faut d’abord décider si le bateau va rester une construction par amateur en liste 7 ou s’il est destiné à un autre parcours. Ensuite, il convient de réunir le projet technique et de préparer les documents prouvant la propriété, les caractéristiques et la situation documentaire du bateau. Une fois le dossier prêt, la demande est déposée auprès de la capitainerie maritime ou via le canal indiqué sur le siège électronique. [1][2] [1] [2]

À partir de là, l’administration maritime examine le dossier et réalise la visite initiale correspondante. Le décret royal 1435/2010 prévoit que l’armement soit décidé par le chef de la capitainerie maritime dans un délai maximal d’un mois à compter du dépôt de la demande ; à défaut de décision expresse, la demande est réputée rejetée. Dans tous les cas, ce délai et la forme de traitement doivent être vérifiés au moment du dépôt, car la procédure peut être mise à jour. [2] [2]

  • Identifier le régime : liste 7 ou éventuelle liste 6.
  • Réunir le projet technique et les autres pièces justificatives.
  • Déposer la demande par le canal administratif indiqué.
  • Passer la visite initiale et attendre la décision.

Ce qui change si vous voulez le commercialiser ou le faire passer en liste 6

C’est ici que se trouve la différence la plus importante. Si le bateau construit par un amateur doit être commercialisé ou être inscrit en liste 6, le régime de l’amateur ne suffit plus. La réglementation exige d’obtenir préalablement le marquage CE, au moyen de la procédure d’évaluation de conformité après fabrication. Autrement dit, le rattachement administratif change parce que le bateau n’est plus traité uniquement comme une construction privée et entre dans une logique de commercialisation ou d’usage professionnel. [2][5] [2] [5]

C’est pourquoi il ne faut pas supposer qu’un navire valable pour la liste 7 puisse passer automatiquement en liste 6 sans autre formalité. La documentation technique, le marquage, les visites et la finalité d’usage peuvent exiger un parcours différent. Si des équipements de sécurité, de sauvetage, de lutte contre l’incendie ou de prévention des rejets sont également à bord, ils doivent eux aussi être conformes à la réglementation spécifique de sécurité applicable aux bateaux de plaisance. [2][3][5] [2] [3]

  • Liste 7 : régime prévu pour le bateau construit par un amateur.
  • Liste 6 : en cas de commercialisation, le marquage CE devient essentiel.
  • Ne présumez pas que le dossier d’amateur convient aux deux situations.
  • La sécurité et l’équipement à bord doivent être conformes à la réglementation applicable.

Ce qu’il faut vérifier avant de déposer la demande

Avant d’enregistrer le dossier, il vaut la peine de faire une dernière vérification. La première question est de savoir si la documentation décrit exactement le bateau tel qu’il existe : dimensions, caractéristiques techniques, système de propulsion et équipements de sécurité. La deuxième est de vérifier si l’usage prévu correspond à la liste dans laquelle on souhaite l’inscrire. La troisième est de contrôler s’il manque des documents d’acquisition, fiscaux ou de provenance qui pourraient bloquer le traitement. [2][3][6] [2] [3]

Il est également prudent de consulter les informations officielles les plus récentes, car les modèles, les taxes, les délais et certains critères opérationnels peuvent évoluer. Le siège électronique du ministère et le BOE consolidé sont les références les plus utiles pour vérifier les exigences de la procédure au moment du dépôt. Si le dossier mêle construction artisanale, changement d’affectation ou commercialisation possible, l’analyse préalable évite les erreurs qui obligent ensuite à corriger ou à recommencer. [1][2] [1] [2]

  • Vérifiez que les documents correspondent au bateau réel.
  • Confirmez que l’usage prévu est compatible avec la liste choisie.
  • Consultez toujours le siège électronique et le BOE avant le dépôt.
  • En cas de doute sur le cas concret, n’improvisez pas le dossier.

Questions fréquentes

Un bateau construit par un amateur va-t-il toujours en liste 7 ?

Pas nécessairement, mais le régime habituel de la construction par amateur est pensé pour la liste 7. Si l’on souhaite ensuite le commercialiser ou l’inscrire en liste 6, le marquage CE et un autre rattachement administratif peuvent devenir nécessaires.

Quel document est le plus important dans cette démarche ?

La réglementation met en avant le projet rédigé et signé par un technicien diplômé compétent. Ensuite, l’administration peut demander des documents complémentaires selon le cas, comme ceux relatifs à la propriété, à la sécurité ou à la provenance.

Le délai et les documents sont-ils toujours les mêmes ?

Non. Les exigences opérationnelles, les modèles, les taxes et les délais peuvent évoluer avec le temps et varier selon la situation concrète du bateau. C’est pourquoi il est préférable de consulter le siège électronique et le BOE consolidé avant de déposer la demande.

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